Le psychiatre suisse Carl Gustav Jung rapporte deux visions prémonitoires, qu’il eut de la première guerre mondiale :

Carl Gustav Jung

“Au mois d’octobre (1913), alors que j’effectuais un voyage seul, je fus soudain assailli par une vision : je vis un flot immense recouvrir tous les pays de plaine septentrionaux, situés entre la mer du Nord et les Alpes. Les flots s’étendaient alors de l’Angleterre à la Russie, et des côtes de la mer du Nord presque jusqu’aux Alpes. Lorsqu’ils atteignirent la Suisse, je vis les montagnes s’élever toujours davantage, comme pour protéger notre pays.

Une catastrophe épouvantable venait de s’abattre. Je voyais d’immenses vagues jaunes, les débris des oeuvres de la civilisation flottant, et la mort d’innombrables milliers d’humains. La mer se transforma alors en flots de sang.

Cette vision dura une heure environ. Elle me troubla et me donna des nausées. J’eus honte de ma faiblesse.

Deux semaines s’écoulèrent. Alors la vision se reproduisit dans les mêmes circonstances et avec les mêmes images ; seulement, la transformation finale en flots de sang était encore plus épouvantable.

Une voix intérieure me dit :”Regarde bien ; c’est tout à fait réel et cela sera ainsi ; tu n’en peux douter.” (1)

Le témoignage de Jung vient s’ajouter aux nombreux récits de prémonitions des guerres, tels ceux rapportés par le Pr Hans Bender et, le plus extraordinaire, celui d’Yvonne Aimée de Malestroit que je présenterais ailleurs.

Tous ces téloignages  étayent l’hypothèse d’une programmation générale de la vie incluant les pires évènements.

Que ces monstrueux cataclysmes aient pu être programmés, bouleverse les conceptions naïves de l’au-delà, qui l’imaginent dominé par un Bon Dieu bonasse et crédibilise l’existence d’une structure organisationnelle.

(1) Carl Gustav Jung  “Ma vie, souvenirs, rêves et pensées”  Editions Folio (page 204)