Le Pr Hans Bender (1907-1991), psychologue et médecin allemand auteur de nombreuses études sur les perceptions extrasensorielles, rapporte de nombreux cas de précognitions en état d’éveil et de rêves prémonitoires relatifs à la deuxième guerre mondiale :

Hans Bender

Ainsi, le rêve ou plus précisément le cauchemar que fit une mère, quinze jours après la naissance de son fils, en 1919 :

“Elle se tenait debout, dans une contrée qui lui était totalement inconnue, au bord de la mer où elle savait que son fils était enterré. Prise de peur panique, elle ne cessait de le chercher, creusant à différents endroits, le sable avec ses mains nues.

Elle se réveilla en hurlant et pria son mari, qu’elle avait réveillé par ses cris, de l’aider à rechercher leur « Hans, enterré dans la mer, sous le sable ». Le bébé cependant dormait tranquillement dans son berceau.

 Vingt six ans plus tard, en automne 1946, elle reçut la nouvelle par la croix rouge, de la mort de son fils, prisonnier en France.

Après de longues recherches, elle put contacter deux camarades de son fils, qui avaient été témoins de sa mort.  Ils lui envoyèrent une esquisse de Fort-Mahon, entre Abbeville et Boulogne et ajoutèrent : « La tombe de Hans S. est située dans les dunes, à 800 mètres de la mer…”

 

 

 

Un autre cas concerne une femme, Mme Sch. qui rêva en 1928 d’un évènement qui devait se réaliser en 1939 :

“Elle se voyait à Dantzig (elle habitait à proximité de cette ville), prise dans la foule qui déferlait en direction d’un grand bâtiment en briques rouges, avec des fenêtres grillagées ; elle ne cessait de fixer attentivement ces fenêtres, dans un réel état de désespoir. Derrière une de ces fenêtres, elle reconnut le visage de son mari. Sur la tête, il portait un képi inconnu et lui faisait des signes, avec un sourire triste qui semblait indiquer un adieu. 

Elle écrit : “Etant donné la présence des fenêtres grillagées et aussi de cette bizarre coiffure, je finis par admettre qu’il s’agissait d’une prison. Mais c’était un non-sens de supposer que mon mari puisse jamais se retrouver en prison, et je n’en voulus pour preuve que le fait qu’un nombre important de gens, parfaitement vus dans mon rêve, se trouvaient également devant le bâtiment et compatissaient avec moi.”

Cette étrange scène se réalisa onze ans plus tard, le jour de la mobilisation, où elle revit, dans la réalité et dans la même situation, son mari qui avait été embrigadé depuis un certain temps dans le régiment de police de Dantzig et portait ce képi militaire qu’elle lui avait vu en rêve.”

 

 

Le troisième cas de rêve concerne une autre femme :

“Une actrice, qui depuis son enfance tenait un “livre de rêves”, parce qu’elle était persuadée d’avoir des rêves prémonitoires, me montra une mention datée de 1935 : “J’entendis un cri : “A bas Hitler ! A bas Hitler !” tandis que la foule le répétait au loin ; je me trouvais avec mon père, en train de vider une bouteille de vin. Il m’invita à boire et me dit : “Je m’entends très bien avec ton mari.”

Elle eut ce rêve sept avant son mariage. Elle avait alors le sentiment qu’elle ne se marierait jamais, et fut d’autant plus surprise par le contenu de ce rêve. 

Neuf ans plus tard, très exactement le 20 juillet 1944, le jour de l’attentat manqué de la résistance allemande contre Hitler, elle se trouva avec son père et son mari dans la situation dépeinte par le rêve, devant une bouteille de vin.

Le père avait toujours refusé de sympathiser avec le mari, mais ce jour là il sembla d’accord avec lui.

Comme si c’était un déjà vu, la narratrice sut ce qui allait se produire dans la minute à venir : en effet, son père l’invita à boire et lui dit : “Je m’entends très bien avec ton mari…”

 

 

Hans Bender  « Etonnante parapsychologie »  Editions CELT  (pages 67 à 69)