Des expériences de laboratoire ont démontré que des précognitions se manifestent très souvent de manière inconsciente. En fait, il est possible qu’elles soient quasi permanentes mais nous n’en avons pas conscience. Ceci serait certainement un effet du potentiel d’action ou influx nerveux.

Toute une série d’expériences ont été réalisées pour mettre en évidence la capacité d’un sujet à percevoir de manière inconsciente avec quelques secondes d’avance.  Il s’agit de tests de choix de cartes comme dans l’expérience du Dr Matthias Brandt ou d’expériences de perception d’images stressantes.

Test du choix des cartes :

Le Dr Matthias Brandt de l’université de Duisburg-Essen présente dans la vidéo suivante un test de choix de cartes :

L’expérience des images stressantes :

Un certaine expérience désormais classique a été réalisée par de nombreux laboratoires depuis une trentaine d’années : il s’agit de présenter à des sujets des images neutres ou violentes, classées de manière aléatoire et de mesurer une réaction physiologique. Celle-ci est généralement la variations de la pression sanguine mesurée avec un pléthysmographe.

La dernière expérience fut publiée en 2011 par Daryl Bem, dans un article intitulé «Feeling the Future: Experimental Evidence for Anomalous Retroactive Influences on Cognition and Affect» dans le Journal of Personality and Social Psychology. Celui-ci a présenté des expériences réalisées sur une période de 8 ans avec 9 expérimentations impliquant un millier de participants.

Comme dans les autres expériences connues, il serait apparu que dans un nombre significatif de cas, le sujet manifestait un stress matérialisé par un accroissement de la pression sanguine, dans les quelques secondes précédant l’apparition à l’écran d’images violentes. Cette publication a naturellement suscité de nombreuses critiques, particulièrement en raison de l’explication proposée par Bem pour expliquer le phénomène : la rétrocausalité.

Expérience de précognition inconscientes de Dean Radin :

Dean Radin est considéré comme l’un des meilleurs spécialistes de la parapsychologie expérimentale. Il dirige le “Consciousness Research Laboratory” de l’Université du Nevada et a travaillé à l’université de Princeton. Dans la vidéo suivante, il présente une expérimentation mettant en évidence le pressentiment de l’apparition d’images stressantes.

Dean Radin

Précognitions inconscientes de Georges Soros :

Le célèbre investisseur et philanthrope américain, Georges Soros, révèle dans son livre “La vérité sur la crise financière”, son propre mode de fonctionnement en citant son fils robert parlant de lui à son biographe Michael Kaufman :

Georges Soros

« Mon père va s’asseoir et vous sortir des théories pour expliquer pourquoi il fait ceci ou cela. Mais je me rappelle avoir vu ça enfant et m’être dit : « Mon dieu, il y a au moins la moitié de conneries là-dedans. » Je veux dire que la vraie raison pour laquelle il change de position sur le marché ou sur quoi que ce soit, c’est que son dos se remet à le faire souffrir. Ca n’a rien à voir avec la raison. Il entre littéralement en transe, et c’est un signe avant-coureur.

Quand on reste un certain temps avec lui, on se rend compte qu’en fait il est en grande partie guidé par ses humeurs. Mais il est toujours en train d’essayer de rationaliser ce qui, au fond, lui vient de ses émotions. Et il vit dans un état perpétuel, je ne dirais pas de déni, mais de rationalisation de son état émotionnel. Et c’est ça qui est très drôle. » (1)

Comme le précise son fils, Georges Soros se perçoit comme très rationnel et c’est certainement cette attitude qui, faisant obstacle à la perception consciente de ses précognitions, les conduit à se manifester de manière proproceptive par une douleur dans le dos.

(1) Robert Soros, cité par George Soros « La vérité sur la crise financière » Editions Denoel 2008 (page 52)